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Jean-François GECHTER (1796 - 1844), Paire de chenets
Jean-François GECHTER (1796 - 1844), Paire de chenets
Jean-François GECHTER (1796 - 1844), Paire de chenets
Jean-François GECHTER (1796 - 1844), Paire de chenets
Jean-François GECHTER (1796 - 1844), Paire de chenets
Jean-François GECHTER (1796 - 1844), Paire de chenets
Jean-François GECHTER (1796 - 1844), Paire de chenets
Jean-François GECHTER (1796 - 1844), Paire de chenets
Jean-François GECHTER (1796 - 1844), Paire de chenets
Jean-François GECHTER (1796 - 1844), Paire de chenets
 
 

Dimensions/
 145cm  68cm  
État/
 Excellent état, pâtine d'origine.
Origine/
 Région parisienne.
Référence/
 15060
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Vidéo/    

Jean-François GECHTER (1796 - 1844), Paire de chenets

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Description/    

Paire de chenêts en bronze «  Repos des Guerriers »

En bronze patiné,
 
A gauche, un guerrier en armure, coiffé d’un casque à pointe, s’appuyant sur sa hache, est adossé à un arbre sur lequel sont suspendus étendard, bouclier, hache, chaîne, masse d’armes, lance, etc…. A droite, un autre guerrier est également adossé à un arbre, la main gauche posée sur son casque de combat, la droite sur le pommeau de son fléau d’armes. L’arbre supporte également des armes ainsi que des gants et un cor. Lourdement armés et cuirassés, les traits nerveux et creusés, les guerriers sont fiers, énergiques et semblent prêts pour le prochain combat. L’ensemble repose sur des terrasses légèrement mouvementées, ajourées et décorées de branches de laurier et de chêne. Les chenets sont réunis par un trophée d’armes, au centre duquel un cor, des sphères garnies de pointes provenant d’un fléau d’armes et deux haches. 
Le remarquable traitement des armures des guerriers, le souci du détail apporté soit aux cottes de maille, aux armes, aux visages et aux mains, nous permettent d’attribuer cette œuvre à Jean-François Gechter, pour qui le repos des guerriers est prétexte à l’étude du mouvement, des armes et tenues. Le sculpteur se livre ici à d’incroyables variations de rendu de surface : la rugosité des cottes de mailles, les surfaces lisses des lances ou des casques, la ciselure des détails tant sur les armures que sur les visages traités de manière romantique. La comparaison s’impose avec le fameux groupe sculpté de Gechter, Charles Martel et Abdérame, roi des Sarrasins présenté au Salon de 1833, ornant une pendule d’une garniture de cheminée et deux candélabres, figurant de très semblables guerriers en armures. Sur ce groupe, conservé au Musée du Louvre, Charles Martel, casqué et lourdement armé, terrassant son ennemi sarrasin est traité avec la même fougue, Gechter alterne de la même manière que sur notre paire de chenets, les surfaces rugueuses, lisses ou ciselées sur toute la sculpture. Le sarrasin Abdérame de même que l’un des guerriers de notre paire de chenets portent tout deux des casques à pointe que Gechter semblait affectionner, exaltant ainsi son goût romantique pour l’armement pittoresque des temps anciens. Enfin, la qualité de la ciselure de notre paire de chenets nous mènent à penser qu’il s’agit bien d’un modèle de Gechter d’avant 1844, avec une fonte antérieure à 1860. 

Jean-François GECHTER (1796-1844)


Jean-François Théodore Gechter, à l’instar de son compagnon Antoine-Louis Barye, fut l’élève de Bosio et du Baron Gros. Il exposa régulièrement au Salon de 1824 à 1844 des sujets dans la mouvance Romantique, comme une fougueuse Jeanne d’Arc (1838), François Ier à la chasse (1843). Il fut distingué par une médaille de seconde classe en 1839. Il s’enthousiasmait pour des thèmes historiques au travers desquels il pouvait exprimer son talent pour les scènes anciennes, présentant des personnages aux costumes élaborés, parfois anachroniques et fantaisistes, mais représentatifs du goût troubadour auquel il s’adonnait. Plus modeleur que tailleur, Gechter préféra le bronze à tout autre matériau. Fortement influencé par Barye, il modela principalement des figures équestres dans le feu de l’action, traitées avec fougue, avec une prédilection pour les combats cavaliers, dont notre fameux Charles Martel, ou encore Charles le Téméraire. 
Il obtint également des commandes officielles : un groupe en bronze de Charles Martel et Abdérame, au salon de 1833, commande du ministère de l’Intérieur, La Bataille d’Aboukir, bas-relief pour l’Arc de Triomphe de l’Etoile, le Rhône et le Rhin pour la fontaine nord de la place de la Concorde (1839), ou encore Saint Jean Chrysostome pour l’église de la Madeleine. 
 
Musées : musée du Louvre, musée de Versailles, musée Girodet de Montargis et musée des Beaux-Arts de Bordeaux.

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