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MAISON DENIERE : Horloge de Diane
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MAISON DENIERE : Horloge de Diane
MAISON DENIERE : Horloge de Diane
 
 

Dimensions/
 32cm  59cm  22cm
État/
 En parfait état, dorure d'origine. Le mouvement est en état de marche.
Origine/
 Bronze doré, émail translucide rouge
Signé sur le mécanisme : « 709 Denière à Paris » Circa 1870-1880.
Référence/
 15405
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Description/    

Conçue comme une architecture miniature avec deux frontons en plein-cintre, cette horloge est réalisée en bronze doré et en émail translucide rouge qui lui confèrent richesse et luxe. Les décors semblent imiter la marqueterie Boulle, réalisée en partie (c’est-à-dire que le fond est fait de l’émail alors que l’ornement est en bronze). Les ornementations en bronze doré figurent des végétaux, rinceaux, feuillages et fleurs, montrant un grand souci du détail. Les motifs situés de part et d’autre du cadran figurent des candélabres, aux formes très travaillées : ils sont figurés, quasiment à l’identique, en bas-relief et en ornements sur fond d’émail. Reposant sur une base quadripode, dont les pieds sont des chimères aux ailes éployées et à la gueule ouverte leur donnant un aspect terrifiant, le socle est orné d’un motif de cuir découpé et enroulé caractéristique du premier art de Fontainebleau (1530-1550), motif repris dans le cartouche. Dans la partie haute, au milieu, prend place une Diane à l’allure aérienne et dynamique figurée en ronde-bosse. Il s’agit de la copie  de la Diane chasseresse de Jean-Antoine Houdon, réalisée en 1790, dont la version en bronze est actuellement conservée au Musée du Louvre. Diane, svelte silhouette en équilibre sur la pointe du pied, semble saisie en pleine course. Ligne pure au modelé ferme, au noble port de tête, aux mouvements élégants, sa beauté suscite une admiration respectueuse. Cependant, cette nudité intégrale, jugée impropre à l'exercice de la chasse, scandalisa les contemporains d'Houdon.

Créée en 1804, la société est reprise, à partir de 1844, par le fils, Guillaume Denière. Le père et le fils étaient d’importants manufacturiers de bronzes décoratifs de Paris. Leurs ouvrages apparaissent à l’Exposition Universelle de Paris en 1855, décrits comme : « pendules, lustres, candélabres, surtouts de table, feux etc, de bronzes des différentes styles et époques ». Ils ont déménagé à plusieurs reprises, allant de la rue de Turenne, en 1812, à la rue de Charlot (de 1860 à 1890), en passant par la rue d’Orléans (de 1820 à 1840). Ils fabriquaient aussi bien des bronzes d’ameublement, candélabres, feux, flambeaux, que des pendules à sujet, des surtouts de table en bronze doré, ou des bronzes « artistiques » sur des modèles anciens (Clodion, Pigalle) ou modernes (Carrier-Belleuse…). Cette horloge est caractéristique de cette pratique de la copie. Ses livraisons pour le Mobilier de la Couronne sous la Monarchie de Juillet et le Second Empire sont très importantes : en 1852, pour les Tuileries, plusieurs pendules (Génie des Arts, Liseuse, Chien), des lustres, des candélabres ; en 1854, à nouveau pour les Tuileries, toute une série de pendules (Sapho, Agar et Ismaël, Enfant au pipeau, Liseuse). Il reçut également de nombreuses commandes de l’étranger. Les plus spectaculaires sont celles d’un grand surtout en bronze doré pour l’ambassadeur de Russie Kisselef en 1854, et plusieurs ameublements pour le vice-roi d'Egypte, Saïd Pacha. Ses contributions aux Expositions Universelles étaient toujours attendues et remarquées à l’égal de celles de la Maison Barbedienne.

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